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2018, le bilan d'une année imprévue

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Une autre année qui s’achève, 2018. Une année qui a été remplie de voyage mais aussi de beaucoup de questionnement, de remise en questions et des fois d’un sentiment d’incapacité. Difficile de faire taire la petite voix en moi qui me dit que j’aurais pu faire mieux. En chaque début d’année je fixe des objectifs, comme un petit rappel de ce que j’ai envie de faire pour me motiver. Pas de résolution pour moi, juste une liste de chose que je veux réaliser, et qui me sert de rappel au cours de l’année.

Un de mes gros objectif de 2018 était d’écrire plus, et d’apprendre l’espagnol. Mais surtout d’écrire, d’écrire sur le blog, d’écrire des histoires, d’écrire des poèmes… Et sur tous les plans je n’ai pas fait grand chose. Le projet de roman n’a pas dépassé les quelques lignes, déjà bloqué avant même de commencer. Les articles sur le blog que j’écrivais me semblaient pas intéressant, j’avais l’impression d’avoir rien de spécial à dire. Obligée par mon objectif de l’année je bloquais. Aucune inspiration, rien du tout. Et plus le temps passait, plus la pression augmentait et le blocage continuait.

En parallèle je suis partie voyager, je me suis dit que je devais utiliser ce temps pour en faire quelque chose, au moins écrire dessus mais c’était pareil, je ne savais toujours pas quoi dire. J’étais plus poussée par la nécessité de réaliser quelque chose que par l’envie elle-même. Je me disais que mon voyage devait être plus. Plus quoi ? plus hors de ma zone de confort, plus authentique, plus de découvertes …

J’ai rencontré un mur. Je n’avais pas de direction définie et je tournais en rond me disant que je devais absolument en trouver une. J’ai fini par oublier le but premier de  mon voyage qui était de me perdre, justement sans but. Je voulais me laisser aller, pour goûter à cette liberté du voyage et voir où cela me mènerait, physiquement et mentalement. Je voulais m’offrir une page blanche pour découvrir ou retrouver ce qui était important pour moi, ce qui me faisait vibrer et ce que je voulais faire. J’ai mis du temps à juste me laisser aller et de laisser les choses se dérouler par elles-même.

2018 bilan
Vu du haut de Panama city


Quand j’ai enfin réussit à me détacher de la pression que je mettais moi-même mise, j’ai enfin pu repartir de la page blanche que je recherchais et voir où cela me mènerait. Me voilà donc revenu par ici après près de 6 mois d'absence. J’ai à un moment douté de ma passion pour les voyages. Du voyage tel que je l’avais aimé et découvert, c’est à dire avec juste mon sac à dos et à vadrouiller en solitaire, (cela ne veut pas dire que je ne rencontre personne). Est-ce que cela remettait tout en cause ? Et puis je suis arrivée en Europe de l’est, dans les Balkans, lieu ou l’on rencontre des voyageurs longue durée, certains passant un peu de temps dans ces pays en attendant d’avoir à nouveau des jours sur leur visa Schengen, d’autres juste là comme moi, une escale découverte dans leur voyage. La Bulgarie et la Turquie sont des pays souvent empruntés par ceux qui viennent d’Asie et des Stan, et le soir dans les auberges tout le monde se racontent leur histoire de voyage et j’écoutais leurs aventures qui petit à petit remplissaient à nouveau mes envies de voyages et me donnaient de nouveaux rêves et projets. Et lorsque je racontais les miennes je prenais conscience des endroits où j’avais été et de ce que j’avais fait.

L’ambiance de ces pays était relax et cool. Et si en Amérique central je rencontrais toutes ces personnes qui avaient de grands projets pour traverser les Amériques de bas en haut ou de haut en bas, en Europe de l’est c’était plus détendu. A la question “qu’est ce que tu fais ensuite ?” les réponses étaient souvent : ”je sais pas je verrai” et on trinquait ensuite tous ensemble à l’imprévision du lendemain. Les nuits n’étaient pas réservés à l’avance, les bus ou les trains pris à la dernière minute. Les projets du lendemain étaient discutés le soir tard sur les canapés des salles communes ou des fois à la dernière minute, à 11 heures, lorsqu'il était l’heure de check out.


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Le lever du soleil en Cappadoce


Et c’est cette ambiance-là qui m’a rappelé que j’aimais le voyage et pourquoi je l'aimais. Cela a ravivé la liste des endroits que j’avais envie de découvrir, et rallongé, mais aussi qui m’a redonné envie d’écrire. Car j’avais trouvé quelque chose à raconter.

En 2018 il s’est passé plein de chose, et j’avais tendance à me focaliser sur le négatif mais c’est oublier qu’en mars, en Laponie finlandaise j’ai vu une aurore boréale. Que j’ai appris à Surfer à Puerto Escondido au Mexique. Qu’en Juin j’ai enfin visité le parc Universal à Orlando où j’étais entourée de l’univers Harry Potter. Que j’ai rencontré plein de gens formidable... Que j’ai vu décoller les montgolfières en Cappadoce au lever du soleil. Que je suis enfin allée manger des pâtes en Italie. Que j’ai rencontré mon neveu et que j’ai fêté mon anniversaire avec tous mes amis.

Concentrons-nous sur le positif de cette année :) Quels sont les vôtres ?

Article photo : Les Wynwood Walls


Wynwood, LE quartier de street art de Miami. J'en ai un peu parlé dans l'article que j'ai fait sur la Floride mais comme j'avais plein de photo que j'aimais et que j'avais envie de partager je me suis dit que j'allais en faire un article photo dédié. 

Wynwood, pour ceux qui ne connaissent pas c'est un quartier de Miami connu mondialement pour son street art. C'est un quartier qui était avant industriel avant d'être abandonné pour devenir un ghetto. Il n'était pas conseillé d'y aller se balader. Petit à petit le quartier a été repris par des artistes en quête d'endroit où se poser. Aujourd'hui c'est devenu un incontournable lors d'une visite à Miami avec des nombreux cafés, galeries d'art, restaurants et bien sur ses œuvres d'art.  La côte du quartier a augmenté, et si au début les artistes y sont venus pour les bas prix qu'il proposait aujourd'hui les prix pour un espace sont en fortes hausses. Question d'art c'est devenu l'endroit où être. Le chauffeur de notre Uber nous explique que Wynwood grâce à l'art a pu se développer et est relativement sur mais ce n'est pas du tout le cas des quartiers à coté qui sont toujours des ghettos. Wynwood est une exception, un quartier hyppe au milieu d'un environnement qui reste défavorisé. D'ailleurs on l'a bien remarqué lorsqu'en y allant le Uber s'est trompé et nous a déposé cinq minutes plus tôt. Dans la rue : de la grisaille partout, des grillages autour des maisons, des grilles aux fenêtres, des jeunes assis sur des murets nous dévisageant. Le tableau typique de comment serait décrit un ghetto dans un film américain. Avec nos têtes de touristes, seules dans la rue on était PAS A L'AISE DU TOUT. Heureusement le Uber a vite réalisé que ce n'était pas notre point de dépôt et on est remonté dans la voiture pour être bien déposé à Wynwood. La rue dans laquelle le chauffeur nous a laissé n'était qu'à quelques blocs du quartier de street art. 

Les Wynwood walls, une galerie d'art à ciel ouvert est l'épicentre du quartier. Là où tous les touristes se dirigent en premier. C'est plus ou moins là où le street art a commencé. La galerie se décrit comme réunissant les meilleurs artistes du monde entier dans ce domaine. Les œuvres changent régulièrement, ainsi si vous y allez vous ne verrez peut-être pas la même chose que moi. La galerie est gratuite, pas très grande ainsi on peut en faire le tour rapidement. Mais ce qui est le plus intéressant c'est tout le quartier en lui même. A l'entrée de la galerie était distribué une carte du quartier recensant les plus célèbre tag du quartier. Ce qui est vraiment à faire c'est simplement de se balader pour découvrir les nombreux tags/graffitis. 

Petit conseil après retour d'expérience : ceci n'est pas à faire en plein été de midi à 15h. Si jamais vous y allez en été, essayez d'y aller le matin ou le soir. En pleine journée le soleil tape très fort, la chaleur est très dure à supporter et il n'y a quasiment pas d'ombre. Ou alors vous pouvez avoir l'option de louer une voiture, dans ce cas il est facile de faire le tour de quartier à l'abri des 40 dégrées en ressenti avec l'aide de la clim. 
Après avoir fait le tour des "plus célèbres œuvres" je dois dire que c'est les moins connues qui m'ont le plus plu, souvent par leur explosion de couleur. 

Je suis un vraie fan de street art, et vous vous en pensez quoi ? 

street art

street art

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street art

street art

Quelques jours en Floride


Voilà trois semaines que j'ai commencé mon voyage. Je l'appelle voyage car je ne sais pas vraiment si c'est un tour du monde ou juste un tour de l'Amérique, après tout je ne sais pas quelles seront mes prochaines destinations. Voilà trois semaines que je suis partie et je commence à prendre le rythme du voyage. L'année dernière trois semaines correspondaient à plus que la moitié de mon voyage en Europe. Cette fois-ci ce n'est que le début. Je prends enfin le temps de me poser pour raconter la première étape de mon voyage.

Après plus d'une journée d'avion et d'escale dans les aéroports, je suis arrivée sur le continent Américain à Orlando. Après avoir répondu à toutes les questions de la douanière je suis sortie de l'aéroport. D'abord surprise par la chaleur, j'étais avec un pantalon, un tee-shirt et une veste. Il y avait du tissu en trop. Mon précédent séjour aux Etats-Unis était à New York, il y a des années. J'ai pu réaliser à quel point New York était une bulle, différente de l'ambiance générale des US. En allant chercher à manger je suis passée devant plein de gens dans des "trucks", les maisons sans clôture, mais aussi la végétation du sud, avec des saules pleureur. J'ai pas pris de photo des rues d'Orlando, fatiguée et puis pas mal occupée j'ai préféré profiter du moment. 

Magic Kingdom


Le quartier à Orlando dans lequel était mon Airbnb était assez résidentiel et j'ai pu être un peu plus plongée dans l'atmosphère de la Floride. Miami était très différente, musical, tape à l'oeil, bling-bling. A Orlando j'ai aussi été dans l'atmosphère très touristique dû à Disney et Universal. J'ai vu les grands panneaux de publicités, de la pub partout pour tout et n'importe quoi. J'ai aussi pu arrêter de me plaindre des transports en commun de chez moi (en France) face au néant des transports en commun la-bas. J'ai utilisé Uber tout le temps, pas de bus et les routes ne sont pas non plus faite pour des piétons. La-bas la voiture est reine. J'ai aussi dû sortir ma carte d'identité à chaque fois qu'on sortait, merci à mes 21 ans pour pouvoir commander un cocktail.

Je suis allée à Universal, pour lequel je ferais un article spécial avec mes photos du monde d'Harry Potter. Mais je suis aussi allée à Disney. Vive les parcs aquatiques pour essayer de se rafraîchir. Je dis bien essayer car très rapidement l'eau chauffe avec le soleil et ne rafraîchit plus rien. Je suis allée à Typhoon Lagoon et Blizzard Beach. Mention spécial au premier pour son énorme vague dans la piscine à vague et au deuxième pour son toboggan à 70 degrés qui fout les jetons mais qui provoque une grande bouffée d’adrénaline. Les parcs ne sont pas très grands et c'est possible de faire les deux dans la journée. J'ai fini la journée à Disney animal Kingdom et Magic Kingdom. Je recommande vraiment de faire l'attraction le mont Everest qui se trouve qu'en Floride (les parcs comme les studios ou Magic Kingdom sont plus ou moins les mêmes dans tous les Disney du monde) et Avatar, un simulateur de vol.

street art


Miami, une autre atmosphère. Il faut déjà savoir que Miami et Miami beach sont deux municipalités différentes. Les plages se trouvent à Miami beach. On a passé juste une après midi à Miami Downtown pour voir le quartier de Wynwood. J'aime de plus en plus le Street art, j'en vois pas mal depuis Miami et surtout ici au Mexique. Il y a les Wynwood walls, une galerie d'art gratuite en pleine air mais aussi quasiment toutes les façades du quartiers sont recouvertes d’œuvres. Je n'avais fait aucune vraie recherche avant d'y aller, je ne savais pas dans quelles rues étaient les plus célèbres œuvres, ni celles que j'avais envie de voir. On a juste attrapé un plan à l'entrée des Wynwood walls puis marché dans les rues. Il était 14h, plein soleil, grande chaleur. Un conseil : choisissez votre moment pour y aller, il n'y a pas vraiment d'ombre la-bas. La plus part des œuvres que j'ai préféré n'étaient pas celle marqué comme les plus célèbres. Mais juste trouvées au détour d'une rue.

street art


Miami Downtown c'est aussi remarquer à quel point la ville est contrastée. Il y a les quartiers très pauvres qui font penser à des ghettos à coté de quartiers hyper touristiques avec des grands buildings... J'ai été frappé de plein fouet par le fossé et la pauvreté qu'on peut voir au US.
Miami beach est très différente avec ses constructions d'art déco des années 30. Comme dit plus haut, l'ensemble du quartier est assez bling-bling mais à la fois a une âme particulière qui la rend unique. : plage, musique, fête, air espagnol. C'est aussi l'occasion de pouvoir se baigner à nouveau à la plage. Longue plage de sable blanc avec les fameuses maisons colorées des lifeguards.

Miami beach c'est aussi la fête : bienvenue sur Ocean drive avec les bars et les boîtes de nuit et leur cocktails de 1 litre. Oui oui, un verre d'un litre, et si vous avez envie vous pouvez même trouver plus gros : 2 litres. Le verre est à environ 30$ mais pendant l'Happy hour c'est moitié prix. Parfait pour s'occuper l'après-midi quand il faut super chaud et qu'il n'y a rien d'autre à faire.

Miami parfait pour la plage et la fête. J'ai aimé passer ces quelques jours en Floride, découvrir un autre coté des Etats-Unis. Le but de cette étape n'était pas de voir le maximum de chose, de faire le tour des deux villes comme lors de city trip, mais plus de passer du temps avec ma meilleur amie et d'aller à la plage. Au final je reste très partagée sur Miami, à la fois j'aime et à la fois j'aime pas. Je pense que ça dépend de l'humeur du jour.
Prochain état à découvrir au US : la Californie, mais ça sera surement pour un autre voyage.

Cocktail

Helsinki, Bilan 9 mois après



Me voila presque arrivée à la fin de mon année à Helsinki. J'y suis restée neuf mois pour faire mon
master I en Erasmus. De fin août à fin mai j'aurais passer une grande partie de ce temps en hiver, pour le coup en grand hiver, bien différent de celui que j'avais l'habitude de vivre à Marseille. Je vous avais raconté mes difficultés hivernale dans cet article.

9 mois après au final ? 



J'ai trouvé l'hiver plutôt long, 9 mois qui ont pris leur temps pour passer. Je suis contente de partir, et de continuer pour un nouveau chapitre ailleurs. Les villes en Finlande sont plutôt petites (comparées aux autres capitale européennes par exemple), et j'ai eu très vite l'impression d'avoir fait le tour, sans être charmée plus que ça par l'architecture ou la ville. Je suis pas fan de l'architecture nordique ou de l'art déco. Est-ce que je regrette pour autant ou que je ne le referais pas ? Non, je pense que chaque expérience bonnes ou mauvaises m'apporte quelque chose. 

Lorsqu'on me demande comment c'était la Finlande je répondais en premier : froid ! Passé les premières semaines, vers le mois de novembre, ma météo de sudiste me manquait. Ma plus grosse difficulté fut donc le temps. Petit point pour moi : Je ne suis pas faite pour vivre dans les pays nordiques où il fait froid/pluie/neige et gros hiver pendant plus de la moitié de l'année. Je ne savais pas que le climat avait tant d'importance pour moi. 



Mais Helsinki n'est pas réduit qu'à une météo pas vraiment favorable. En restant dans l'europe le dépaysement culturel n'est pas total, mais il y a quand même quelques modifications. Elles sont des fois légères et je m'en suis pas aperçu tout de suite, ce n'est quand rentrant en France que j'ai réalisé que j'avais pris quelques habitudes différentes. 

Enlever ses chaussures à l'entrée des maisons : Alors pour une raison avant tout pratique et je m'en suis rendu compte en hiver, enlever ses chaussures dans l'entrée permet de ne pas salir la maison. En hiver avec la couche de neige, le dessous des chaussures en est remplit, une fois à l'intérieur elle fond et laisse des marques grises sur le sol. Alors oui en France cela se fait aussi d'enlever ses chaussures en rentrant, mais beaucoup moins. Alors qu'ici c'est une généralité : on entre on enlève les chaussures. Ce n'est qu'une fois en France que j'ai réalisé à quelque point j'avais pris le plis et était constamment gêné lorsque j'étais à l'intérieur avec des chaussures ou que je pouvais me retrouver à faire des réflexions aux autres qui avaient leur chaussures, alors que j'en avais rien à faire avant. 
D'ailleurs il est pas rare d'enlever ses chaussures d'en les lieux publics, comme à la bibliothèque. 

Prendre son temps : Est-ce que c'est parce que je suis à l'étranger et que j'ai l'impression d'être plus relax ou est-ce parce que les gens sont moins pressés ? Dans la rue  j'ai réalisé que j'avais tendance à marcher plus vite que les autres au début. Mais l'exemple le plus frappants reste aux caisses de supermarché. Plus besoin de plan une fois arrivé à la caisse pour réussir à mettre ses achats dans ses sac, payer, ne pas gêné le suivant. La ou le caissier prend son temps, une fois fini je paye, puis je vais tranquillement ranger mes articles. Le tapis est divisé par deux par un battant qui permet au suivant d'avoir ses articles de l'autre coté. Il m'arrive aussi souvent d'oublier de peser les fruits et les légumes, la caissière y va à ma place, je me confond en excuse de la gêner et la file mais elle me répond à chaque fois avec un sourire que ce n'est pas grave. 
D'ailleurs les finnois sont très sympathique. 



Recycler : Ici le recyclage est pris beaucoup plus au sérieux, les poubelles sont au moins divisées en trois : les déchets, le carton, et le compost. Les bouteilles en plastique et les canettes sont consignées, ce qui fait qu'en les déposant aux endroits adaptés on récupère de l'argent sous forme de bons d'achats dans les supermarchés. D'ailleurs je me demande pourquoi cela n'est pas aussi en place à France. Au final ça devient vite un reflex de tout trier.

Les small talk et faire la bise : Alors, déjà je me suis rendue compte que faire la bise c'était bien quelque chose de français et pour d'autres pays c'est quelque chose d'hyper intime et surprenant. Le nombre de fois ou j'ai eu le reflex de dire bonjour en faisant la bise et je suis tombée sur des visages très étonnés. En Finlande aussi il y a peu de small talk. L'espace personnel est hyper important et le silence aussi. Pour dire bonjour, un salut suffit. 

Les voitures et la priorité : Les voitures s'arrêtent pour nous laisser passer au passage piétons. C'est une généralité, par besoin d'attendre que la voiture s’arrête il suffit d'avancer. Pas besoin non plus de dire merci car c'est quelque chose de normal. Lorsque des feux sont mis en place, la plus part attendent que le feu soit vert. De retour en France j'ai vraiment du faire attention à pas me faire écraser en traversant et à l'inverse j'attendais patiemment que le feu pour piétons soit vert et mes amis me disaient : "mais qu'est ce que tu fais ? y'a personne, traverse".

Autre petit fun fact : J'ai pris l'habitude de porter une capuche ou un bonnet quasiment tout le temps, même des fois en intérieur, comme pas mal de monde là-bas.

Au final se fut une bonne expérience, même si un peu longue. Je pars avec quelques habitudes légèrement différentes, en étant plus détendue. 

A la découverte de l'Amérique Latine



Le 31 mai je prends un avion de Londres pour aller à Orlando. Je quitte le continent Européen pour un petit moment. J'ai longtemps attendu ce moment et le mois qui va passer va surement passer vite mais j'ai hâte d'être à Gatwick face à la porte d'embarquement.

Mon voyage : A la découverte de l'Amérique 


C'est un voyage que j'imagine depuis longtemps. Longtemps imaginé, mis dans la case d'un lointain rêve. Et puis j'ai pris conscience que je pouvais le faire si je le voulais. J'en parle dans cet article : Partir faire le tour du monde. Vivre sa vie à fond, poursuivre ses rêves et tout ça ... 
Alors pour vous dire ou je vais : je pars explorer le continent Américain. J'avais d'abord en tête de partir faire un tour du monde, un petit arrêt dans chaque continent, une idée en tête depuis l'adolescence. Mais certaines choses m'ont petit à petit fait changer d'avis. 
Lorsque je m'imagine partir voyager, je le vois sur une longue période. Partir à l'aventure, l'envie de découvrir chaque recoin d'un pays, prendre mon temps. Dans le voyage j'aime tout explorer, j'entend par là que si je pouvais voir chaque surface de la terre j'aimerais le faire. Je suis frustrée lorsque je vois pas tout d'un endroit. J'ai aussi toujours été attiré par l'Amérique, les couleurs, la chaleur, les paysages. Le Brésil est un des pays qui m'a toujours fasciné et un des premiers pays que j'avais envie de découvrir. Sans parler du cap Horn, ce bout du monde où j'ai tellement envie d'aller aussi.  Du coup en me rendant compte de cela j'ai compris que ce dont j'avais vraiment envie c'était d'explorer lentement l'Amérique, de traverser le continent physiquement, en ne prenant des avions que lorsque cela est vraiment nécessaire, de prendre la route, des bus, de faire du stop. De prendre mon temps pour découvrir tous les paysages qu'il a à offrir.
Une envie qui est là depuis longtemps mais où j'ai mis du temps à me dire "ok j'y vais" car plein d'autres endroits me font aussi envie. Mais je ne peux pas tout faire en même temps et il me faut bien choisir. Mon envie du moment c'est l'Amérique, du Mexique jusqu'au cap Horn. Un voyage qui me prendra plusieurs mois, et peut-être entre temps qui sait, une autre envie plus forte changera mon cap.

Des retrouvailles avec moi même 

C'est un voyage que je veux faire depuis longtemps, et j'ai décidé de ne plus attendre pour partir. Ce n'est pas tant la destination du voyage que j'attends avec impatience, mais le voyage lui-même. Partir découvrir de nouveaux endroits, faire de nouvelles rencontre, essayer de voyager simplement. Mon but n'est pas d'avoir de plan précis, de réservation déjà faite et tout de programmé. J'ai envie de voir comment tout cela va s’enchaîner et me laisser la possibilité de changer d'avis au gré des découvertes et des rencontres. Ce qui me plait le plus dans le voyage c'est un retour à l'essentiel. Je pars pas avec l'idée de dormir dans des hôtels, de prendre des avions et d'avoir beaucoup de confort. Voyager un peu à l'aventure c'est vraiment apprécier le confort d'un lit, la sensation d'une bonne douche. Pour moi mon voyage sera renouer avec les petits plaisir de la vie. Et même des fois découvrir les choses essentielles, dans ces pays où certaines régions sont moins urbanisées et où la nature a une place plus importante.  
Partir maintenant (enfin dans un mois) pour moi cela veut faire un break dans mes études. Je suis motivée par d'autres choses que je trouve plus importante (aka le voyage, le developpement personnel ...) et en plus je ne sais pas quel chemin prendre pour mon Master II.  Les pauses dans les études sont pas forcément bien vues en France, elles ont besoin d'explications, justifications, alors qu'en Finlande par exemple elles sont tout à fait normales. Je suis sur que c'est ce que je veux, car j'y ai longtemps réfléchis. J'ai envie de profiter au maximum. Rester en France pour continuer des études voudrait dire vivre pour remplir un fameux CV, suivre la ligne directrice. Mais aussi vivre pour un plus tard, or j'ai envie de vivre pour maintenant. Vivre pour ce qui me passionne car après tout YOLO. 



amerique latine

L'excitation avant le départ 

J'ai réservé mon billet pour Orlando il y a bien longtemps. Mi-septembre pour être exacte. Neuf mois avant. Une grande projection en avant. Mais j'avais trouvé un billet à un prix vraiment bas et j'ai sauté sur l'occasion. En septembre l'excitation était déjà là, je sentais que le voyage aller commencer. J'ai du mettre un hola pour ne pas sur-planifier mon voyage et profiter de mon temps à Helsinki. Puis neuf mois c'est court mais aussi très long quand on attends avec impatience.
Sauf que là on y est presque et j'ai commencé à sentir l’effervescence du voyage. Je suis en plein dans les préparatifs (vaccins, assurance, banques...). Mais j'ai aussi, signe d'un voyage imminent ,énormément de fenêtre ouverte sur mon ordi, des notes de voyages prise, une liste de blog à suivre et lire ... Difficile de trouver la concentration pour étudier à coté.

Mais aussi des moments de doute 


Malgré tout ça, l’excitation, l'envie de partir et la motivation j'ai beaucoup de moment de doute. Je suis une personne qui réfléchit énormément, pour tout. Je me pose beaucoup de question : comment ça va être quand je vais revenir ? Qu'est-ce que je vais faire ? D'autre question sur le fait d'utiliser la majeure partie de mes économies pour ce voyage, économies qui sont un filet de sécurité psychologique non négligeable. C'est aussi partir, laissant mes proches, mes amis, ma famille en France et vivre à un tout autre rythme et des fois rater des choses

Pour réussir à partir du Mexique et arriver jusqu'en Argentine en respectant mon budget cela veut dire faire du volontariat pour l'hébergement, faire du stop ou prendre des bus locaux pour les transports.  Mais c'est quelque chose que je veux faire. C'est sortir de sa zone de confort, je pars dans des pays dont je parle à peine la langue (bien que je travaille sur ce point), dans lesquels je vais surement devoir négocier et éviter les arnaques. Et puis je pars seule. Je n'ai pas peur de partir seule mais voyager seule c'est se reposer sur soi même, être à l’affût. Je rencontrerais surement des personnes et éventuellement des compagnons de voyage, mais je me prépare aussi à passer des moments en solitaire. Et même si tout ça, cet inconnu, est excitant, des fois je me dit "mais qu'est ce que je suis en train de faire ?". C'est un peu comme une attraction : au début l'envie d'y aller, l'excitation, une fois attaché dans le wagon à regarder la montée on se demande pourquoi et une fois que c'est lancé on regrette absolument pas.  

Tout ces moments de doute permettent de me rendre compte de ma détermination. Même si je me pose beaucoup de question à aucune moment j'ai changé d'avis dans ma tête. Ma plus grande question c'est de savoir si je vais être capable de sortir de ma zone de confort. Je pars donc moi, mes rêves de voyages, mon sac à dos, ma soif de découverte et ma motivation pour repousser mes limites et  partir loin d'un "je sais pas si j'y arriverais". 


Et vous, avant un voyage quel est votre état d'esprit ? Déjà fait un gros voyage où vous vous êtes demandé ce que vous faisiez même si convaincu que ça soit la bonne décision ?


Une journée à Europa-park



Europa park est un, si ce n'est mon parc préféré d'attraction en Europe. Pour le moment mon champ de découverte s'est limité à l'Europe. Le parc est situé à Rust, petite commune en Allemagne à la frontière française. De Strasbourg, le parc est accessible par navette d'une durée de 50 minutes. Qu'est ce qui me plait dans ce parc ? J'y aime l'atmosphère, les attractions, les décors, les spectacles ... Et puis un parc d'attraction ça a toujours un petit quelque chose de spécial en plus, une vibe joyeuse pour la journée (même quand il pleut). 



J'ai découvert le parc à treize ans et depuis j'y retourne dès que je peux. Ce week-end de paques j'étais à Strasbourg, tout proche, alors avec mon frère on a pris une navette et nous voici à 9 heures du matin devant les portes du parc près à profiter des attractions. En début de saison (le parc avait ouvert le week end d'avant) et avec la pluie il n'y avait pas foule. La plus part des manèges n'avaient pas encore de file d'attente, c'est un des points positifs de venir à l'ouverture. Le parc est constitué des différents pays d'Europe, chaque pays un quartier et un atmosphère. On commence par la maison hanté des Alpes en Suisse. Le manège est court, sympa pour commencer et se mettre dans l'ambiance. Je n'avais encore jamais eu l'occasion de le faire, en pleine saison la file d'attente est généralement de 45 minutes au minimum. En se qui concerne le terme maison hanté, mis à part le décor de départ qui se fait dans une vieille bâtisse, tout le ride se fait à l'extérieur, pas de fantôme/sorcière ou zombies qui risquent de surgir. 


On enchaîne sur le bobsleigh, toujours en suisse. Le manège familiale est aussi rempli en été avec en général 45 minutes d'attente (voir plus). A 9h20 absolument personne, on choisit notre bobsleigh et en avant. Ce sont des manèges, qui pour moi amatrice de sensation forte, ne sont qu'un apéritif pour ce qui vient après : le Silver star ! C'est un peu une des attractions phare du parc, 73 mètre de haut, une descente à 70 degré et 130 km/h de vitesse. Il détenait le record d'Europe du grand huit le plus haut avant d'être détrôné de quelques mètres par le Shambala à Port aventura. A 9h30 c'est parti on y va, direction le quartier français. Le parc est vraiment peu rempli et la file d'attente extrêmement courte. On choisi d'aller aux premier rang : être aux premières loges de la descente, sentir le train s'arrêter légèrement en haut de la montée avant de plonger. En haut on ne voit pas les rails sous le train, juste le sol 73 mètres plus bas. Avec la force de la descente on est projeté contre le dossier du siège, emporté par l'élan et une fois sur la montée d’après on décolle légèrement du siège. Le silver star c'est aussi la première chose qu'on voit en arrivant à Europa-park. Le grand-huit survole le parking, et les visiteur en bas nous font coucou. 

En arrière-plan : le Silver-Star
Après cette première sensation, on quitte la France et la suisse pour aller en Grèce se dépayser. Au vu du temps pluvieux pour la journée et la fraîcheur des températures printanières on fait l'impasse sur les attractions aquatiques. Bien l'inverse d'une visite estivale où je passe justement mon temps à l'intérieur pour essayer de me rafraîchir. L'attraction majeur de la Grèce c'est Poséidon (celle qu'on voit au dessus) mais on est allé se réfugier en intérieur : direction Atlantica. Un jeu de pistolet laser où il faut toucher le plus cible (des poissons et objet marin). Si vous aimez bien tourner sur vous-même vous pouvez aller à coté faire la malédiction de Cassandre. Je passe mon tour, ce genre d'attraction me donne mal au cœur, très peu pour moi. 


Juste à coté de la Grèce se trouve l'entrée de la Russie, décidément la géographie Européenne. En Russie se trouve l'Euro-mir. Si le Silver-star en France était sur le thème des voitures, en Russie c'est le thème des stations spatiales qui est mis à l'honneur. Malheureusement ce jour-là l'attraction était fermée pour la journée. Dommage, l'attraction est pas-mal, une prochaine fois. 
Ce que je trouve être l'une des particularités et point fort d'Europa-park c'est que ce n'est pas que des attractions (ou pas que des grosses attractions) il y a plein de petites attractions ou de petits à coté. Dans le quartier Londonien, à coté de salle de jeu se trouve une pièce plein de laser pour perfectionner ses talents d'espion : 90 secondes pour la traverser en évitant le plus possible les traits rouges. Il y a aussi plein de spectacles, du patinages artistiques et même un cinéma en 4D. 

Il est 11 heures, on arrive à l'entrée de la forêt enchantée. Le monde de Grimm : je suis toujours émerveillé par les détails des maisons. La plus part des comptes y sont représentés et racontés en plusieurs langues. La forêt enchanté c'est aussi le chemin du monde des Minimoys. En partenariat avec Luc Besson le parc a crée toute une structure indoor qui nous donne l'impression de faire la taille de ces petits hommes et de s'amuser dans leur univers. Deux remarque à faire : 
- les décors sont très très bien réalisé, j'aime particulièrement ce genre d'endroit qui nous emmène dans un autre univers. Il y en avait un du genre à Phantasialand et c'était très réussit. 
- J'ai eu une grosse déception  pour l'attraction Arthur et les minimoys, vendu comme un super grand huit indoor. Au final c'est un train qui permet de faire un tour du décors avec un ou deux virages. Je pense que c'est un très bonne attraction pour les petits mais c'est tout. Si jamais vous voulez la tester, la file est généralement très longue mais il y a un chemin "single rider" qui permet d'aller plus rapidement. 




Midi, grosses averses, on vient de retrouver notre taille normale et on se dirige vers le quartier espagnol. La bas pas vraiment de quoi se mettre à l'abri si ce n'est à la salle d'arcade. Au début je regardais seulement mon frère jouer, puis je me prends moi aussi au jeu. Je vais chercher des jetons, je récupère mes tickets après ma partie. Clairement c'était plus pour le plaisir de jouer que pour gagner quoi que ce soit étant donné les récompenses. Les jeux : angry bird, fruits ninja, guitar hero et plein d'autres ... Il y a d'ailleurs une autre salle sur le même système en Scandinavie mais avec des jeux de chance. 

Une fois sec, rassasié après avoir trouvé des bans abrité pour manger nos sandwich direction l'Islande en passant par le Portugal. Oui oui, Europa-park a sa propre géographie. 
L'Islande, un quartier à ne pas manquer pour les amateurs de sensations fortes comme moi. Deux grand manèges qui secouent et qui font tourner la tête. Le Wodan, grand huit tout en bois, et le Blue fire, un départ sur une accélération, un looping et des vrilles. Ai-je besoin d'en dire plus ? 

Le quartier portugais et le Wodan sur la droite
Le Wodan, tout en bois est ouvert depuis 2012, grosse surprise à chaque fois. Déjà il remue, vraiment (J'en sors souvent avec un mal de crâne si je me tiens mal), et deuxièmement la première descente, qui paye pas forcément de mine, me surprend en bien à chaque fois. 
Le Blue fire, sur le thème des gaz dans les gisement islandais, et le deuxième grand huit d'Europa-park. Certains diront le premier. C'est un grand débat et il y a deux team : ceux qui préfèrent le blue fire et ceux qui préfèrent le Silver-star. Une fois prêt au départ, confortablement installé dans les sièges (car oui les sièges sont confortables), les portes s'ouvrent, des battements de coeur retentissent, un peu de fumé et le train par d'un coup. Propulsé à 110 km/h, pas le choix que de rester collé au dossier. Si vous voulez levé les bras, faite le avant. Une fois en haut, il faut redescendre et on se retrouve deux secondes après dans un looping. Au premier rang on peut sentir le train ralentir, et presque s’arrêter tandis que l'on a la tête en bas, une occasion de regarder le paysage autrement. Il repart doucement et prend de la vitesse pour enchaîner sur trois vrilles. Souriez la photo se trouve à la fin de la troisième vrilles. 
Cinq fois plus tard, les doigt bien frigorifiés (rappelons qu'il pleut et qu'il fait pas chaud), on se redirige doucement vers le quartier français. Dans nos têtes : refaire quelque fois le Silver star avant de se diriger vers la sortie. 


Notre bus repart à six heures et il nous reste un peu de temps. On peut flanner, s'arrêter dans une autre salle d'arcade, profiter de l'atmosphère du parc et faire trois fois le Silver-star. Une fois au premier rang, une autre fois tout derrière. La différence : au premier rang on voit tout ce qui se passe, on sent les arrêts et les prises de vitesse. Au dernier rang on est juste embarqué. Tout en haut de la première montée : on part direct, pas de pause. Plus de secousse mais aussi plus de vitesse. La aussi il y a deux team : premier rang ou dernier rang ? 

Pour les amateurs de boutique et de souvenir vous pouvez aussi être servi à Europa-park. Et dans le quartier français il y a une super boutique de peluche Nicci. J'ai arrêter d'y aller pour le bien de mon porte monnaie, mais les peluches sont vraiment belles et hyper douces. 

Autre déception de la journée : l'Eurosat, qui est en travaux, n'avait pas encore ouvert, nous sommes venus deux mois trop tôt. J'ai hâte de voir le nouveau résultat et ce qu'ils ont prévu. Apparemment on parlerai de réalité virtuelle. 


Avant de partir on ne pouvait pas tester leur nouveauté : le Voletarium. Le but : voler ! Dès le début je trouve que l'on est embarqué dans une atmosphère de Poudlard. Cette chouette ( ou est-ce un hibou ?) me fait beaucoup penser à celui qu'il y a à l'entrée de bureau de Dumbledore. Les murs avec effet bibliothèque et les couloirs de pierre ? Personne m'a dit qu'on avait transplané à Poudlard (Hermione me dit qu'on peut pas transplaner dans l'enceinte du château, mince alors, on aurait juré) 
Revenons au Voletarium : Je n'ai jamais fait de parapente mais je dirais que ça y ressemblerait beaucoup. Il ne s'agit pas d'un train ou d'une attraction mais d'une siège sur lequel on sommes bien assis, un grand écran de cinéma en face de nous et de la 4D. Préparez-vous à survoler l'Europe : Paris, Venise, vienne, les Alpes, le Groenland ... Gros coup de cœur, j'avais pas envie de me lever, est-ce que je peux rester ? J'aimerais bien survoler la muraille de Chine, les déserts d'orient, la cordillères des Andes, découvrir Rio de Janeiro. Pour la voyageuse que je suis et si vous aimez voyager c'est un coup de cœur assuré, plus l'envie de réserver un billet d'avion en sortant. 



C'est presque 18 heures, l'heure de retourner à la navette. Au final, il a pas fait beau et chaud mais le parc était tellement vide comparé à d'habitude que l'on a pu presque tout faire. Y aller avant la pleine saison c'est le bon moment (bon peut être quand il fait un peu plus chaud  pour profiter des attractions aquatiques.)

Et vous, vous faites quoi dans les parc d'attractions ? Déjà aller à Europa-park ? 

Quelques jours en Laponie finlandaise



Des journées à -25 degrés , à 9 heures de train et deux heures de bus d'Helsinki, au delà du cercle article polaire : Bienvenue en Laponie finlandaise ! 
C'est un endroit où je rêve d'aller depuis toute petite, de la neige (beaucoup de neige), des aurores boréales, le père noël ... C'est aussi l'idée de se retrouver au bout du monde en quelques sortes, au pôle nord, terres qui pour mon moi plus jeune étaient inatteignables.

On s'est d'abord arrêté à Rovaniemi, d'helsinki il y a plusieurs moyen de rejoindre le nord du pays : par bus, train ou bien même avion. En s'y prenant un peu à l'avance, il y a des tarifs intéressants pour rejoindre la ville. 9 heures de train plus tard, nous étions arrivés dans la capitale de la Laponie et repère du père noël. Dur d'avoir une idée précise de la ville avant d'y aller, il y a beaucoup de neige bien évidement. En sortant de la gare de large route, des usines au loin avec des cheminées, loin de l'idée que je me faisait avec des huttes en bois. Ce coté industriel me fit penser aux villages canadiens vus dans les téléfilms. Rovaniemi c'est une petite ville. Le centre n'est composé que de quelques ruelles qui abrite le nécessaire pour les habitants et les quelques touristes qui passent par -là : deux trois magasins, deux trois cafés, un centre commercial, un Mcdonald et un musée. La ville est surtout le point de départ d'un road trip plus au nord, un arrêt pour voir le père noël.

pont rovaniemi

coucher de soleil rovaniemi

Rovaniemi et le père noel 

Le père noël, parlons-en. Après avoir attendu le bus sous un petit soleil (Je dirais que le corps s'habitue au froid et du coup quand de -20 on passe à -10 au soleil on peu presque avoir une sensation de chaleur et des réflexions du type "ah il fait bon là") nous sommes allées au village du père noël. Le village se trouve à 8km plus au nord. Il y a un autre endroit à coté: le parc du père noël, qui est lui payant.
Je suis allée deux fois au village et les deux fois j'ai eu un sentiment partagé, pas trop capable de savoir si j'aimais ou non. On m'en avait parlé comme d'un endroit pas top, rien de spécial et assez touristique mais je n'avais pas spécialement écouté, je voulait me faire mon propre avis. Du coup j'en pense quoi ? La maison pour aller voir le père noël est très bien décoré : des machines pour faire des jouets, des cadeaux un peu partout, un vieil intérieur bois, un papa noël très en forme avec une bonne barbe et un bon petit ventre. Le problème c'est le reste, tout autour il y a que des magasins ou des activités à réserver qui sont vite chères. La féerie de l'ambiance de noël est peu présente, rien de spécial à voir mis à part le vieux monsieur lui-même. 
Une bonne surprise fut la ferme des elfes, un petit endroit un peu à l'écart ou il est possible de voir des moutons, poules et lapins (après c'est pas vraiment pour ça que je viens au village du père noël) mais aussi d'essayer le ski de fond et de faire un peu de luge. Le parc venait d'ouvrir, peu connu, nous l'avons eu pour nous toutes seules. Il était tenu par un couple hyper gentil qui se montrait attentionné. En sortant il est possible de récupérer une pièce souvenir de la Laponie, que vous marquez vous-même avec la force des bras et un marteau. 

nature laponie neige

Kittilä au coeur de la Laponie

Après Rovaniemi on est parti plus haut, notre objectif était de voir des aurores boréales. D'après les bulletin sur internet cela allait être compliqué, un indice de 2/5, un temps pas forcément dégagé. Après deux heures de bus nous sommes arrivé à Kittilä, petite ville de Laponie finlandaise. Enfin ville, là encore j'avais l'impression de me trouver au Canada (pourquoi le Canada ? Parce que les téléfilm qui se passent en Finlande sont plus rares). Après de long kilomètres sur une unique route, un café, un magasin et un petit restaurant - ou devrais-je dire snack ? - sont apparus puis le bus s'est arrêté au bord de la route, devant un petit arrêt composé d'un banc. Bienvenue dans la campagne nordique, un peu au milieu de nul part. De quoi repenser à la notion de solitude et de vivre enclavé. Il nous fallait marcher 30 minutes pour rejoindre notre hébergement étant donné qu'aucun transport en commun ne circulait.
Nos deux jours à Kittilä, on les a passé au chaud dans le chalet ou autour du chalet à s'enfoncer dans la neige quand on marchait. Sans voiture difficile d'aller explorer les environs tout étant à plusieurs heures de marche. Par contre si vous aimez les treks un peu sportif dans la neige et la tranquillité je pense que c'est l'endroit pour vous.
Le truc vraiment cool de Kittilä c'est qu'on a pu voir des aurores boréales, après tout on était venu là pour ça, je vous raconte tout ça dans cet article.

neige paysage

neige paysage

Bilan

La Laponie c'est beau mais c'est aussi très grand et vide. En France j'ai l'impression qu'on peut pas vraiment se perdre au milieu de la nature, c'est rare de pouvoir rouler deux trois heures sans se retrouver dans une ville. Même au milieu du pays on passe de village en village. Alors que la bas j'ai vraiment eu la sensation de me retrouver perdu au milieu de nul part. Dans le bus c'est un peu une route sans fin, du blanc et des arbres à perte de vue. 
A Rovaniemi j'ai eu deux sensations opposées. D'abord y'a le sentiment d'être dans la nature, isolée. Il y a beaucoup de neige, il fait froid, on croise peu de gens. Mais il y a aussi les cheminées d'usine qu'on peut voir, de nombreux logements, des supermarchés, des constructions humaines qui montrent qu'il y a quand même une présence. Je pense que ce sentiment d'isolement est accentué en hiver avec le jour qui se couche tôt, le froid, la neige ... En été l'atmosphère doit être bien différente. 
La région est peu habitée et ça se sent. Je pense que pour bien visiter la région il faut une voiture. Il n'y a plus de train plus haut que Rovaniemi et les lignes de bus sont très rares et pas forcément données.
Moi qui aime bien les voyages où on peut faire des choses sans avoir forcément à payer j'étais un peu frustrée. Les logements sont pas forcément bon marché, pour se déplacer il faut prévoir le budget, le couchsurfing et l'auto-stop pas vraiment pratiqué mais encore cela peut se comprendre vu le peu de gens habitant la-bas. Quand au chose à faire la moindre activité coûte chère. Si vous voulez y aller, faut prévoir un petit budget. 


A la chasse aux aurores boréales



Quand je pense Laponie je pense aurores boréales. Un grand rêve de voyageuse et de rêveuse. Un rêve qui peut sembler un peu compliquer à réaliser. D'abord il faut aller tout en haut, c'est à dire dans le nord de l'Europe. Et puis il faut être la au bout moment. Il ne suffit pas de juste aller à Rovaniemi où en Islande et de lever la tête en regardant le ciel. Si vous êtes très bien tombé peut-être que oui, vous n'avez pas eu grand chose à faire et d'un coup d'un seul il y avait ces lumières qui dansaient dans le ciel. Sinon c'est selon la période de l'année, le temps qu'il fait, les prévisions d'aurores boréales, la pollution lumineuse ... Les aurores boréales sont crées par les vents solaires, elles bougent et peuvent donner l'impression d'avancer. Ainsi elle peuvent apparaître et disparaître très rapidement. Garder l’œil ouvert. 


laponie

Pendant mon voyage en Laponie je voulait vraiment photographier le ciel. Je voulais pouvoir voir ces étoiles. J'ai souhaité un ciel dégagé et je me suis dit qu'avec le peu d'habitant dans cette région de l'Europe il n'y aurait peu ou pas de pollution lumineuse, qu'il suffirait de s'éloigner un peu et que ça serait bon. 
Et bien non. Concernant le premier point on a eu de la chance, trois belles nuits prévues sans nuages. Seulement les premières étaient à Rovaniemi, nous étions dans la ville et malgré sa petite taille les lampadaires éclairaient très bien. Je pense que c'est dû au fait que la plus part de l'année la lumière du soleil est très peu présente, il faut bien avoir un éclairage adéquat. Il nous aurait fallu nous éloigner, mais à pied et avec des températures assez froide la nuit (environ -20 degrés) on a préféré attendre d'être à Kittila, ville plus au nord et plus petite. 

laponie

L'indice d'aurores boréales était aussi faible, décidément pas de chance pour nous. Nous étions la-bas, il faisait beau mais peu de probabilité de voir ces aurores boréales. Il y a effectivement des bulletins avec un indice sur 5 que l'on peut trouver sur différents sites internet ou sur des applications. De 1 à 2 les chances sont faibles. A 3 cela commence à être bien. 4 et 5 c'est vraiment très bien. Et pour les jours où nous y étions l'indice était de 2, voir moins selon les heures. J'y croyais plus trop. 
Nous logions dans un camping aménagé avec des petits chalets, à l'écart de la ville. Je pensais donc qu'il n'y aurait pas de lumière. Sauf qu'il y avait quand même des petites lumières pour éclairer les chemin dans le camping, des lampadaires le long de la route et des lumières allumés par les autres visiteur du camping : feux de voiture, lampes de terrasses ou lumières des fenêtres. 

laponie

Je partais pessimiste, deux fois en Laponie et pas la possibilité de voir des aurores boréales. Vraiment dommage. Mais bon le ciel était dégagé, c'était quand même l'occasion de prendre en photo les étoiles. Je me couvre, je sors le trépied et je fais mes premières photos de nuit. Toute contente du résultat, pour une fois on voit les étoiles sur les photos. J'essaie tant bien que mal de mettre les sources lumineuses hors du cadre lorsque que je tombe sur la photo ci dessus. Au loin, un ombre lumineuse. Qu'est-ce ? J'appelle mon amie, je lui montre. "Tu penses que c'en est une ?" Je savais que pour les petites aurores boréales, il était possible qu'elle soit visible en photo mais pas à l’œil nu. Mais est-ce que cela n'était pas juste un nuage ? Ou alors juste la lumière des lampadaires ?
Si vous vous y connaissez en aurores boréales n'hésitez pas à me donner votre avis dans les commentaires. Avec le recul, maintenant, je ne pense pas mais sait-on jamais. 
Voir cette possible lueur dans le ciel m'a remotivée. Après tout on était en Laponie, nous étions perdues dans la nature avec pas grand chose d'autre à faire, je pouvais bien passer du temps dehors la nuit pour essayer d'en voir une. 

laponie

Deux heures plus tard et notre film fini, nous étions bien au chaud, sous des couvertures, et la flemme complet de ressortir. Il devait faire - 30 degrés dehors à ce moment-là et même dans notre chalet, avec son radiateur de fortune il ne faisait pas chaud. Sortir de sous sa couverture était déjà, en soit, un exploit. Je tire le rideaux, qu'on avait essayé tant bien que mal de coller contre la vitre pour empêcher le plus possible l'air froid de rentrer, et je vois, comme plus tôt, une petite lueur dans le ciel. Il ne m'en a pas fallu plus pour ressortir. Je remet vite mes boots, j'enfile mon manteau par dessus mon pyjama, bonnet et gant et c'est reparti. Je prends une première photo devant le chalet, tandis que ma pote fait le tour, la lueur étant de l'autre coté. Et je l'entends : "viens vite voir ! Prend une photo.
Je déplace l'appareil, je presse le bouton et j'attends. L'écran s'allume pour afficher la photo et là je vois le vert dans le ciel. Pas encore visible à l’œil nu, mais pas de doute sur l'appareil. On s'avance encore un peu et là doucement on là voit. On voit ce vert qui bouge, comme une ondulation dans le ciel, mais aussi des petites ondulation roses. C'est léger, j'ai le sentiment que si je cligne des yeux ou que je tourne le regard je vais la perdre. Doucement, comme on l'a vu apparaître, on la voit disparaître. Cinq minutes plus tard il n'y aura plus rien. 

laponie
En bas à droite, deux autres personnes qui observaient le ciel cette nuit-là

Et voilà, il nous aura fallu cinq minutes pour cocher une case sur la bucket list et réaliser un rêve. C'est fou comme des fois quelque chose attendue pendant des années se fait si vite qu'il est dure d'en prendre conscience sur le moment. Au final je suis contente d'avoir préservé et d'avoir garder l’œil ouvert. Être sorti par -30, à minuit, mettre presque brûlé les doigt de froid car ils sont resté accroché au trépied (attention d'ailleurs au trépied + températures extrêmes). On a fait une petite danse de la joie et on est rentrée se mettre au chaud. Boostée par l’adrénaline, difficile de trouver le sommeil. 

Et vous, vous avez déjà vu des aurores boréales ?