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Quelques jours en Laponie finlandaise



Des journées à -25 degrés , à 9 heures de train et deux heures de bus d'Helsinki, au delà du cercle article polaire : Bienvenue en Laponie finlandaise ! 
C'est un endroit où je rêve d'aller depuis toute petite, de la neige (beaucoup de neige), des aurores boréales, le père noël ... C'est aussi l'idée de se retrouver au bout du monde en quelques sortes, au pôle nord, terres qui pour mon moi plus jeune étaient inatteignables.

On s'est d'abord arrêté à Rovaniemi, d'helsinki il y a plusieurs moyen de rejoindre le nord du pays : par bus, train ou bien même avion. En s'y prenant un peu à l'avance, il y a des tarifs intéressants pour rejoindre la ville. 9 heures de train plus tard, nous étions arrivés dans la capitale de la Laponie et repère du père noël. Dur d'avoir une idée précise de la ville avant d'y aller, il y a beaucoup de neige bien évidement. En sortant de la gare de large route, des usines au loin avec des cheminées, loin de l'idée que je me faisait avec des huttes en bois. Ce coté industriel me fit penser aux villages canadiens vus dans les téléfilms. Rovaniemi c'est une petite ville. Le centre n'est composé que de quelques ruelles qui abrite le nécessaire pour les habitants et les quelques touristes qui passent par -là : deux trois magasins, deux trois cafés, un centre commercial, un Mcdonald et un musée. La ville est surtout le point de départ d'un road trip plus au nord, un arrêt pour voir le père noël.

pont rovaniemi

coucher de soleil rovaniemi

Rovaniemi et le père noel 

Le père noël, parlons-en. Après avoir attendu le bus sous un petit soleil (Je dirais que le corps s'habitue au froid et du coup quand de -20 on passe à -10 au soleil on peu presque avoir une sensation de chaleur et des réflexions du type "ah il fait bon là") nous sommes allées au village du père noël. Le village se trouve à 8km plus au nord. Il y a un autre endroit à coté: le parc du père noël, qui est lui payant.
Je suis allée deux fois au village et les deux fois j'ai eu un sentiment partagé, pas trop capable de savoir si j'aimais ou non. On m'en avait parlé comme d'un endroit pas top, rien de spécial et assez touristique mais je n'avais pas spécialement écouté, je voulait me faire mon propre avis. Du coup j'en pense quoi ? La maison pour aller voir le père noël est très bien décoré : des machines pour faire des jouets, des cadeaux un peu partout, un vieil intérieur bois, un papa noël très en forme avec une bonne barbe et un bon petit ventre. Le problème c'est le reste, tout autour il y a que des magasins ou des activités à réserver qui sont vite chères. La féerie de l'ambiance de noël est peu présente, rien de spécial à voir mis à part le vieux monsieur lui-même. 
Une bonne surprise fut la ferme des elfes, un petit endroit un peu à l'écart ou il est possible de voir des moutons, poules et lapins (après c'est pas vraiment pour ça que je viens au village du père noël) mais aussi d'essayer le ski de fond et de faire un peu de luge. Le parc venait d'ouvrir, peu connu, nous l'avons eu pour nous toutes seules. Il était tenu par un couple hyper gentil qui se montrait attentionné. En sortant il est possible de récupérer une pièce souvenir de la Laponie, que vous marquez vous-même avec la force des bras et un marteau. 

nature laponie neige

Kittilä au coeur de la Laponie

Après Rovaniemi on est parti plus haut, notre objectif était de voir des aurores boréales. D'après les bulletin sur internet cela allait être compliqué, un indice de 2/5, un temps pas forcément dégagé. Après deux heures de bus nous sommes arrivé à Kittilä, petite ville de Laponie finlandaise. Enfin ville, là encore j'avais l'impression de me trouver au Canada (pourquoi le Canada ? Parce que les téléfilm qui se passent en Finlande sont plus rares). Après de long kilomètres sur une unique route, un café, un magasin et un petit restaurant - ou devrais-je dire snack ? - sont apparus puis le bus s'est arrêté au bord de la route, devant un petit arrêt composé d'un banc. Bienvenue dans la campagne nordique, un peu au milieu de nul part. De quoi repenser à la notion de solitude et de vivre enclavé. Il nous fallait marcher 30 minutes pour rejoindre notre hébergement étant donné qu'aucun transport en commun ne circulait.
Nos deux jours à Kittilä, on les a passé au chaud dans le chalet ou autour du chalet à s'enfoncer dans la neige quand on marchait. Sans voiture difficile d'aller explorer les environs tout étant à plusieurs heures de marche. Par contre si vous aimez les treks un peu sportif dans la neige et la tranquillité je pense que c'est l'endroit pour vous.
Le truc vraiment cool de Kittilä c'est qu'on a pu voir des aurores boréales, après tout on était venu là pour ça, je vous raconte tout ça dans cet article.

neige paysage

neige paysage

Bilan

La Laponie c'est beau mais c'est aussi très grand et vide. En France j'ai l'impression qu'on peut pas vraiment se perdre au milieu de la nature, c'est rare de pouvoir rouler deux trois heures sans se retrouver dans une ville. Même au milieu du pays on passe de village en village. Alors que la bas j'ai vraiment eu la sensation de me retrouver perdu au milieu de nul part. Dans le bus c'est un peu une route sans fin, du blanc et des arbres à perte de vue. 
A Rovaniemi j'ai eu deux sensations opposées. D'abord y'a le sentiment d'être dans la nature, isolée. Il y a beaucoup de neige, il fait froid, on croise peu de gens. Mais il y a aussi les cheminées d'usine qu'on peut voir, de nombreux logements, des supermarchés, des constructions humaines qui montrent qu'il y a quand même une présence. Je pense que ce sentiment d'isolement est accentué en hiver avec le jour qui se couche tôt, le froid, la neige ... En été l'atmosphère doit être bien différente. 
La région est peu habitée et ça se sent. Je pense que pour bien visiter la région il faut une voiture. Il n'y a plus de train plus haut que Rovaniemi et les lignes de bus sont très rares et pas forcément données.
Moi qui aime bien les voyages où on peut faire des choses sans avoir forcément à payer j'étais un peu frustrée. Les logements sont pas forcément bon marché, pour se déplacer il faut prévoir le budget, le couchsurfing et l'auto-stop pas vraiment pratiqué mais encore cela peut se comprendre vu le peu de gens habitant la-bas. Quand au chose à faire la moindre activité coûte chère. Si vous voulez y aller, faut prévoir un petit budget. 


A la chasse aux aurores boréales



Quand je pense Laponie je pense aurores boréales. Un grand rêve de voyageuse et de rêveuse. Un rêve qui peut sembler un peu compliquer à réaliser. D'abord il faut aller tout en haut, c'est à dire dans le nord de l'Europe. Et puis il faut être la au bout moment. Il ne suffit pas de juste aller à Rovaniemi où en Islande et de lever la tête en regardant le ciel. Si vous êtes très bien tombé peut-être que oui, vous n'avez pas eu grand chose à faire et d'un coup d'un seul il y avait ces lumières qui dansaient dans le ciel. Sinon c'est selon la période de l'année, le temps qu'il fait, les prévisions d'aurores boréales, la pollution lumineuse ... Les aurores boréales sont crées par les vents solaires, elles bougent et peuvent donner l'impression d'avancer. Ainsi elle peuvent apparaître et disparaître très rapidement. Garder l’œil ouvert. 


laponie

Pendant mon voyage en Laponie je voulait vraiment photographier le ciel. Je voulais pouvoir voir ces étoiles. J'ai souhaité un ciel dégagé et je me suis dit qu'avec le peu d'habitant dans cette région de l'Europe il n'y aurait peu ou pas de pollution lumineuse, qu'il suffirait de s'éloigner un peu et que ça serait bon. 
Et bien non. Concernant le premier point on a eu de la chance, trois belles nuits prévues sans nuages. Seulement les premières étaient à Rovaniemi, nous étions dans la ville et malgré sa petite taille les lampadaires éclairaient très bien. Je pense que c'est dû au fait que la plus part de l'année la lumière du soleil est très peu présente, il faut bien avoir un éclairage adéquat. Il nous aurait fallu nous éloigner, mais à pied et avec des températures assez froide la nuit (environ -20 degrés) on a préféré attendre d'être à Kittila, ville plus au nord et plus petite. 

laponie

L'indice d'aurores boréales était aussi faible, décidément pas de chance pour nous. Nous étions la-bas, il faisait beau mais peu de probabilité de voir ces aurores boréales. Il y a effectivement des bulletins avec un indice sur 5 que l'on peut trouver sur différents sites internet ou sur des applications. De 1 à 2 les chances sont faibles. A 3 cela commence à être bien. 4 et 5 c'est vraiment très bien. Et pour les jours où nous y étions l'indice était de 2, voir moins selon les heures. J'y croyais plus trop. 
Nous logions dans un camping aménagé avec des petits chalets, à l'écart de la ville. Je pensais donc qu'il n'y aurait pas de lumière. Sauf qu'il y avait quand même des petites lumières pour éclairer les chemin dans le camping, des lampadaires le long de la route et des lumières allumés par les autres visiteur du camping : feux de voiture, lampes de terrasses ou lumières des fenêtres. 

laponie

Je partais pessimiste, deux fois en Laponie et pas la possibilité de voir des aurores boréales. Vraiment dommage. Mais bon le ciel était dégagé, c'était quand même l'occasion de prendre en photo les étoiles. Je me couvre, je sors le trépied et je fais mes premières photos de nuit. Toute contente du résultat, pour une fois on voit les étoiles sur les photos. J'essaie tant bien que mal de mettre les sources lumineuses hors du cadre lorsque que je tombe sur la photo ci dessus. Au loin, un ombre lumineuse. Qu'est-ce ? J'appelle mon amie, je lui montre. "Tu penses que c'en est une ?" Je savais que pour les petites aurores boréales, il était possible qu'elle soit visible en photo mais pas à l’œil nu. Mais est-ce que cela n'était pas juste un nuage ? Ou alors juste la lumière des lampadaires ?
Si vous vous y connaissez en aurores boréales n'hésitez pas à me donner votre avis dans les commentaires. Avec le recul, maintenant, je ne pense pas mais sait-on jamais. 
Voir cette possible lueur dans le ciel m'a remotivée. Après tout on était en Laponie, nous étions perdues dans la nature avec pas grand chose d'autre à faire, je pouvais bien passer du temps dehors la nuit pour essayer d'en voir une. 

laponie

Deux heures plus tard et notre film fini, nous étions bien au chaud, sous des couvertures, et la flemme complet de ressortir. Il devait faire - 30 degrés dehors à ce moment-là et même dans notre chalet, avec son radiateur de fortune il ne faisait pas chaud. Sortir de sous sa couverture était déjà, en soit, un exploit. Je tire le rideaux, qu'on avait essayé tant bien que mal de coller contre la vitre pour empêcher le plus possible l'air froid de rentrer, et je vois, comme plus tôt, une petite lueur dans le ciel. Il ne m'en a pas fallu plus pour ressortir. Je remet vite mes boots, j'enfile mon manteau par dessus mon pyjama, bonnet et gant et c'est reparti. Je prends une première photo devant le chalet, tandis que ma pote fait le tour, la lueur étant de l'autre coté. Et je l'entends : "viens vite voir ! Prend une photo.
Je déplace l'appareil, je presse le bouton et j'attends. L'écran s'allume pour afficher la photo et là je vois le vert dans le ciel. Pas encore visible à l’œil nu, mais pas de doute sur l'appareil. On s'avance encore un peu et là doucement on là voit. On voit ce vert qui bouge, comme une ondulation dans le ciel, mais aussi des petites ondulation roses. C'est léger, j'ai le sentiment que si je cligne des yeux ou que je tourne le regard je vais la perdre. Doucement, comme on l'a vu apparaître, on la voit disparaître. Cinq minutes plus tard il n'y aura plus rien. 

laponie
En bas à droite, deux autres personnes qui observaient le ciel cette nuit-là

Et voilà, il nous aura fallu cinq minutes pour cocher une case sur la bucket list et réaliser un rêve. C'est fou comme des fois quelque chose attendue pendant des années se fait si vite qu'il est dure d'en prendre conscience sur le moment. Au final je suis contente d'avoir préservé et d'avoir garder l’œil ouvert. Être sorti par -30, à minuit, mettre presque brûlé les doigt de froid car ils sont resté accroché au trépied (attention d'ailleurs au trépied + températures extrêmes). On a fait une petite danse de la joie et on est rentrée se mettre au chaud. Boostée par l’adrénaline, difficile de trouver le sommeil. 

Et vous, vous avez déjà vu des aurores boréales ?

Grandir


Il y a un an et demi j'avais écrit un article sur mes 20 ans, sur le temps qui passe, le sentiment d'être spectatrice. Aujourd'hui je voulais parler de grandir en général. J'ai lu l'article de ellesenparlent : Grandir n'est pas un piège et je me suis retrouvée dans ses propos. Même si plus jeune qu'elle, je voulais partager mon avis. 

Petite j'étais plus du genre têtue (bon peut-être un peu toujours aujourd'hui), j'avais des idées sur pas mal de chose et j'avais envie de faire les choses à ma manière. Lorsque des décisions m'étaient imposées ça me rendait folle car j'avais l'impression de pas être en contrôle de ma vie, qu'on ne m'écoutait pas. Plus jeune c'était le collège, le lycée, toujours sous surveillance. C'était aussi difficile d'être écouter, prise sérieusement, trop jeune pour savoir ou avoir un avis. Comme le fait remarquer Dumbledore dans le prisonnier d'askaban entre des adolescents et un adulte, c'est l'adulte qui va être crû.  Enfant il fallait toujours demander l'autorisation. Enfin pour résumer l'enfance pour moi c'était plutôt frustrant. 

Et puis il a y eu la fac, la libération et la délivrance : l'émancipation. Les profs nous considère comme des adultes, ils nous le disent : ils ne vont pas nous suivre, nous fliquer parce qu'on est adulte, si on est là c'est par ce qu'on le veut. L'idée d'être capable de prendre ses propres décisions arrive, enfin ! Une réelle bouffé d'air frais. Je réalise que le monde est grand, que le monde s'est ouvert à moi, que les possibilités sont multiples. Je ne suis plus sur un chemin, mais je suis à un croisement où les directions proposés sont infinies. De quoi avoir la tête qui tourne. Il ne me reste plus qu'à me l'autoriser. La plus grande censure ne vient-elle pas de nous-même ? 

Je ne me voyais plus adolescente mais pas non plus adulte, un mot pour "les grandes personnes". Je me voyais jeune, comme si jeune et adulte ne pouvait pas être ensemble. Comme si je n'étais pas assez légitime pour être adulte. Ah la question de la légitimité ... En ne me disant pas que j'étais une adulte, je ne m'autorisais pas à suivre mes réelles envies. Pour moi un adulte restait une personne avec un chez-lui, un travail, avec le coté grosses responsabilités et être responsable. Et puis cette année j'ai eu vingt-et-un ans, j'ai déménagé, je suis partie vivre ailleurs. Et j'ai pris mes propres décisions. J'ai aussi réalisé que ça commençait à faire un petit moment que je prenais mes propres décisions et que j'étais mon propre capitaine. Je grandissais, je commençais à faire partie de ce cercle fermé appelé : les adultes. Grandir c'est devenir le capitaine du navire




Adulte qu'est ce que c'est ? Techniquement c'est le fait d'être responsable de soi-même, de prendre ses propres décisions. Il y a aussi l'idée qu'un adulte va prendre des décisions rationnelles à l'opposée d'un enfant/adolescent qui va suivre ses envies et donc plus ses émotions. Je ne suis pas totalement d'accord avec cette idée, je pense que lorsqu'on grandit sur le chemin de la vie adulte, il peut être facile de se laisser happer par le besoin de sécurité et d'oublier nos émotions et ce que nous voulons vraiment faire. Je ne pense pas que suivre ses désirs soit réflecteur d'un comportement enfantin, tant que cela ne met pas en danger la personne. Il y a ce passage d'un de mes livres préférés, qui es-tu Alaska ? De John Green. Lorsque j'ai lu le livre, vers 14 ans, ces paroles m'avaient marquée. Je m'étais dit que lorsque je grandirai, je ne voudrai pas oublier ça. 


 "Lorsque les adultes disent avec un sourire imbécile et sournois : « les adolescents se croient invincibles », ils ne se doutent pas à quel point ils ont raison. Inutile de perdre espoir car nous ne pouvons être brisés irrémédiablement. Nous pensons être invincibles parce que nous le sommes. Nous ne pouvons pas être nés et mourir. Comme les énergies, nous changeons seulement de forme, de taille et de manière de nous manifester. Les adultes l’oublient en vieillissant. Ils sont gagnés par la peur de perdre et de décevoir. Mais cette partie de nous plus remarquable que la somme de nos parties n’a pas de commencement ni de fin, et par conséquent elle ne peut décevoir". 

Grandir, pour moi, cela passe aussi par lutter contre le syndrome de l'imposteur. Qu'est-ce que c'est ? C'est l'idée de ne pas être légitime quelque part, de toujours douter d'avoir sa place. J'ai douté de ma place dans le monde adulte, cherchant les moyens d'avoir l'étiquette "adulte", à partir de quel âge ? Que faut-il avoir réalisé ? Et puis j'ai réalisé que chaque personne a des ressentis différents. Il n'y a pas d'adulte de référence et d'âge de référence. Je me sens adulte, responsable, capable de prendre des décisions pour moi-même. En regardant en arrière j'ai réalisé tout ce que j'avais déjà vécu, les expériences et les décisions déjà prises qui m'aidaient aujourd'hui. Etre adulte pour moi c'était le fait que c'était ok de prendre ses propres décisions, de pouvoir dire "eh, je sais ce que je fais". C'était la reconnaissance de ses propres décisions. A l'opposé à l'age d'enfant où j'avais la sensation que mes décisions n'étaient pas reconnues, aujourd'hui je me sens capable de porter mes décisions d'avoir cette confiance qui me dit que je sais ce que je fais. 

Enfant, il y avait aussi le monde de l'école, une jungle, un monde dure où les différences étaient remarquées. Il fallait se fondre dans la masse sinon tu étais pointé du doigt, les petites remarques/commentaires sur tout le monde. Bonjour les moqueries et/ou la solitude. Même si on peut choisir ses amis, on ne choisit pas son environnement. En grandissant j'ai choisi ma voie, des filières et un environnement qui correspondent à mon caractère et où je peux vraiment être moi-même.
It gets better

Je suis dix fois plus heureuse maintenant qu'il y a dix ans. Je dis oui à l'âge l'adulte et grandir avec tout ce que cela entraîne (coucou les responsabilités) et je laisse joyeusement mes années d'enfance au placard, sans nostalgie. Je me suis donnée la permission de choisir ce que je veux à ce croisement des chemins dont je parlais plus haut. Attention la chenille est devenue papillon. 


Et vous enfance ou grandir ? 

Helsinki en Hiver


Comment tu sais que tu passes l'hiver en Finlande ? Quand il fait 0 dégrée et que tu te dis qu'il va faire bon et quand la météo affiche 2-3 degrés qu'il va faire chaud. Mais que s'est-il passé pour que moi, fille du sud arrive à dire que deux petits degrés c'est cool ? Et bien l'hiver finlandais ! Au final on s'y habitude. En novembre/décembre la moyenne était à  1 degré, un 5 degrés c'était alors agréable, maintenant la température est plus autour des -6/-7. Les gens ici ne sont pas habillés plus que ça, un bon manteau et puis voilà, petit à petit je prends les même habitudes, enfin sauf quand il y a du vent. A ce moment là il n'y a plus que mes yeux qui dépassent. Un dicton finlandais dit qu'il n'y a pas de mauvaise météo juste de mauvais vêtements. 

Je dirais que cette année Helsinki a un bon hiver. J'ai entendu parler de deux hiver, un bien froid et un mitigé. Quand l'hiver est bien froid, la mer gèle, la neige tient et un joli manteau blanc recouvre la ville. A l'inverse quand l'hiver n'est pas assez froid, la mer ne gèle pas et la neige devient de la gadoue marron. 
En ce début de février, la mer est gelé à pas mal d'endroits, j'ai même vu des personnes la traverser à pied. Elle disparaît sous une couche de neige et sans indication difficile de savoir quand commence la mer et finit la terre. La neige (plus ou moins blanche) recouvre les trottoirs et les parcs sont tous blancs. Il y a même un peu partout des montagnes de neige, poussées sur le coté par la dé-neigeuse. 


froid gel hiver Finlande
Ceci est la mer Baltique gelée

Alors au final le blues hivernal ? 


Tu en as entendu parler ? C'est la petite déprime hivernal, celle qui te fait rester au lit et te donne pas envie de faire grand chose mis à part regarder Netflix et manger (deux grandes passions). Liée en général à la baisse de luminosité, au froid, et à la disparition du soleil. Surtout au soleil. Venant à la base de Marseille cela n'a jamais été un problème pour moi. La baisse de moral hivernal ? Inconnue au bataillon. En arrivant ici on m'a dit "profite maintenant avant que l'hiver arrive", comme si en hiver on hibernait et qu'on ne faisait plus rien. On m'a aussi prévenue que les finlandais avaient tendance à rester chez eux en hiver. Je précise que l'hiver ici ce n'est pas vraiment décembre-janvier-février, mais plutôt de début novembre à fin avril, enfin si je reste à mes températures habituelles de sudiste je pourrais même faire tirer l'hiver jusqu'à mai ici. 
Toujours en arrivant je me suis dit que non cela ne m'arriverait pas, que j'étais ici pour profiter, que cela me ferait une expérience intéressante. Ma motivation et mon espoir hivernal était rempli à bloc. Tant mieux car il m'en faut maintenant. C'est mi-novembre, en regardant mes statistiques de série, que je me suis rendue compte à quel point je passais mon temps dans ma chambre. Ça y est je suis devenue finlandaise ?  C'est aussi en rentrant en France que j'ai remarqué la différence, mes journées étaient beaucoup plus chargées, mon rythme assez différent. Bonjour le soleil, nos retrouvailles furent émouvantes. J'ai aussi profiter de sympathique 15 degrés voir 18 degrés l'après-midi.

Lorsque je suis partie en décembre, il faisait nuit à 15 heures, le jour se levait vers 10 heures. J'avais envie de prendre mon dîner à 17 heures et de dormir à 19 heures. La journée, c'est à dire le temps de lumière, passait hyper rapidement et très vite j'avais l'impression de n'avoir rien fait. 
Quand je suis revenue en mi-janvier, le jour était un peu plus long, mais le soleil toujours absent, le froid bien là, la mer avait gelé, la neige s'était installée. Sortir me demande une réelle motivation : réfléchir comment m'habiller ? De combien de couche de vêtement ai-je besoin ? Je mets quelles chaussettes et quelles chaussures ? Puis mettre sa veste, son bonnet, son écharpe, ses gants. Marcher dans la neige, c'est assez fatiguant et ça glisse. Véridique, je ne m'imaginais pas que marcher sur un sol neigeux et/ou glissant me demanderait autant d'effort. 


finlande gel froid hiver
ça aussi

Partir pour une balade l'après-midi, dans la grisaille, dans le froid, ça motive pas trop. Il est si facile de se laisse aller, de rester à l'intérieur toute la journée. Ce qui me manque le plus ce sont les balades au soleil, les coucher du soleil. Le blues hivernal pour moi c'est pas avoir envie de faire grand chose, pas avoir trop de motivation, l'impression d'être dans le brouillard et la mauvaise tendance à voir le négatif plutôt que le positif. Pour moi c'était aussi reconnaître que le manque d’ensoleillement m'atteignait et que mon moral en était affecté. Pas facile de se l'avouer. 
Du coup j'ai décidé de me forcer à ressortir de ma grotte, aller travailler dehors, sortir pour un café, reprendre l'écriture.  Me forcer à aller à la rencontre du contact humain, après tout il est dit de l'être humain qu'il est fait pour vivre en société, pas au fond de son lit devant Netflix, - quoi que ;) - 
Ces photos ont été prises alors qu'il faisait beau, deux belles journées ensoleillées, la neige était blanche, la mer gelée, le ciel était couleur pastel et je pouvais pas m’arrêter de prendre de sortir mon appareil. 

Et vous déjà vécu un blues hivernal ?

Conseil pour choisir son Auberge de jeunesse




Depuis cet été, les auberges de jeunesse c'est l'endroit ou je préfère dormir lorsque je voyage. Si je pouvais choisir entre un hôtel et une auberge de jeunesse, je choisi l'auberge de jeunesse quasiment dans tous les cas. J'adore l'atmosphère qu'il y a à l'intérieur, le coté friendly et le fait que tout le monde parle à tout le monde. Quand je pense au auberge de de jeunesse je les compare toujours à l'auberge de jeunesse où j'ai étais à Prague. Le staff était génial, ils étaient tous amis, la plus part étaient expatrié et dormait eux aussi dans l'auberge, au dernier étage, ce qui en faisait leur maison. La réception était entre la salle commune et la cuisine ce qui faisait que je les voyait tous le temps et que je discutait souvent avec eux. J'ai eu un véritable coup de cœur pour cet auberge avec l'ambiance qui y régnait. Mais j'ai aussi eu une grosse mauvaise expérience et d'autres un peu bizarre. 

Je suis allée dans 22 auberges de jeunesse depuis que j'ai commencé à voyager et maintenant j'ai une petite routine pour les choisir, ce à quoi je fais attention et mes critères indispensables

Mon site favori c'est Hostelworld, des fois quand j'ai envie de m'évader je vais dessus et je regarde les auberges dans la ville où j'aimerais aller. Quasiment tous les auberges de jeunesses y sont, il y a toujours plein d'info sur l'auberge et plein d'avis, et la plateforme est simple à utiliser pour pouvoir comparer facilement les auberges entre elles. 
J'ai aussi réserver quelque fois sur Booking des auberges mais au final les seuls endroits bizarres et ma grosse mauvaise expérience viennent des réservations que j'avais effectuées sur booking. Attention il y avait aussi des endroits biens, mais j'ai jamais eu de mauvaise surprise avec hostelworld. 

Mon premier critère c'est l'emplacement, je la choisit toujours en centre ville. Si cela peut coûter légèrement plus cher c'est en général l'histoire de 5 euro de différence au maximum, être en centre ville ça veut dire pouvoir se passer des transports en commun donc les 5 euros seront vite économiser, en plus moins de temps de transport = plus de temps pour se reposer ou profiter de la ville. C'est aussi beaucoup plus pratique si vous rester tard dehors la nuit. Sur hostelworld y'a un onglet carte qui permet de voir directement toutes les auberges de jeunesse sur une carte, je choisi ensuite directement parmi celle du centre ville. 

Mon deuxième critère c'est la taille de l'auberge, je next direct les chaines ou usines comme je les appelle. Par usine je parle des auberges qui sont impersonnelles, tellement grande qu'il est difficile de rencontrer des personnes. En général cela se remarque sur les photos ou dans les critères : salle commune hyper grande, dortoir d'environ 20 personnes, pas de cuisine. Les photos sont en général trop propres, manque de chaleur ou d'humain. 
J'évite ces auberges car je les trouve trop impersonnelles, difficile de nouer contact, surtout quand on voyage seule. 
Je préfère choisir une petite auberge, une qui semble chaleureuse, plus familiale ou amicale. 

Les caractéristiques de l'auberge :


J'ai listée ce que je prends en compte lors de ma recherche de l'auberge en commençant par ce qui est le plus important pour moi.

- Une cuisine : non négociable, ça permet de se faire à manger soi-même et d'économiser beaucoup d'argent. 

- Je filtre toujours les auberges à moins de 7/10 en note, si je trouve rien je regarde celle à 6/10 mais pas plus bas. 

- Le petit-déjeuner compris : je met toujours ce filtre au début, des fois il n'y a pas d'auberge qui en propose, des fois elles sont trop cher ou trop loin. En gros je regarde si cela vaut le coup d'avoir le petit-dej compris. Le petit dej compris c'est aussi l'occasion de gratter un peu de bouffe pour la journée, un peu de pain, beurre, confiture, des fois il y a du fromage ou du jambon, de quoi se faire un sandwich. Pour savoir si le petit-dej est bien fourni je regarde les avis des voyageurs, si le petit-dej est light et que le prix de la nuitée un peu élevé je préfère aller ailleurs. 

- Je regarde toujours les lits sur les photos de dortoirs. En général les auberges de jeunesse ont des lits superposés. Certains lits ont tendance a beaucoup bouger quand l'autre personne monte dans son lit. Si la personne bouge beaucoup pendant la nuit et que vous avez le sommeil léger c'est réveil assuré. Du coup si je peux éviter le lit superposée basique en fer (bonjour Ikea) je fonce. Après même les lits en bois bouge des fois, ça dépend de l'épaisseur et de la solidité du lit. 

La clim ! La première fois que je suis partie dans une auberge de jeunesse au Portugal j'ai pas pensé à ce détail. Il faisait tellement chaud dans le dortoir en plein été que maintenant j'y pense. Quand je suis allée à Split l'été dernier, avec les quarante dégrée pendant la journée j'étais bien contente d'avoir la clim dans l'auberge. 

- Pour le coté laverie : des fois rien qu'en prenant en compte les critères plus haut : la cuisine, l'emplacement, le prix de la nuit, il n'y a plus vraiment de choix. Par contre si il y a toujours 2 ou 3 auberges intéressante c'est intéressant de regarder s'il propose quelque chose pour laver le linge ( si tu voyages léger et/ou longtemps). Certaines auberges mettent à la disposition gratuitement la machine à laver, cela m'est arrivé à Bratislava ou à Split. 



Mes dernières petites astuces : 


- La plus part du temps les auberges laissent la possibilité de choisir les lits, c'est un peu le premier arrivé le premier servi. Je sais que j'aime bien avoir le lit du bas, beaucoup plus pratique si possible dans un petit coin ou près de la fenêtre si y'a pas de clim, du coup quand je peux arriver tôt je me fais pas prier. 

- Dans la même lignée si jamais l'emplacement que vous avez ne vous plait pas et que vous voyez des gens partir le lendemain, n'hésitez pas à demander à changer de lit, c'est ce que j'ai fais à Porto, ils ont juste interverti les matelas pour ne pas changer le linge de lit et j'ai enfin pu bien dormir. Vous n'avez rien à perdre à demander. 

- Je prends toujours des boules-quies, un masque de nuit pour bien dormir (coucou la personne bourrée qui rentre à 3 heures du mat et qui allume le dortoir, où celle qui se lève hyper tôt pour aller prendre un bus/avion/train/poney.) J'ai aussi toujours un cadenas avec moi car des fois (très rarement) les auberges les fond louer. 


Sinon j'essaye aussi de suivre mon instinct et pour un euro de différence maintenant je vais dans celle qui me dit le plus après mes mauvaises expériences en essayant de gratter 1 ou 2 euros en choisissant mes auberges. 

Et vous ? Vous aimez les auberges de jeunesse ? Quels sont vos critères de choix ? 

 

Voyager est-ce devoir choisir ?




L’envie de voyager ça fait un peu parti de mon ADN. De partir avec mon sac à dos, loin, comme perdu dans le monde pour mieux y retrouver mon chemin. Je n’ai pas envie de partir une semaine, j’ai envie de partir pour quatre mois, voir cinq, voir six. Ce qui veut dire me sentir parfois en décalage avec le monde, avec les autres : ma famille, mes amis, mes proches...

Mes projets commencent à bien se dessiner, mon itinéraire un peu plus clair, bien qu'il reste assez flou. Je sais comment je veux voyager, j'ai fait la liste de tous ce qu'il me reste à faire avant de partir(et elle est pas petite). Je suis en bon chemin, je dirais que j'ai déjà fait la moitié du parcours : la prise de décision, l'idée du parcours, la liste des choses à faire, l'annonce aux proches et le plus important la date du départ. J'ai presque réglé la question des frais bancaires, j'ai trouvé l'assurance voyage que je prendrai. J'ai commencé les vaccins et pris rendez-vous pour ceux qui nécessitent d'aller au centre international de vaccination.


Mais il me reste encore des choses à faire, et cinq mois à attendre. Cinq mois où mon départ reste encore abstrait, où j'ai du mal à me l'imaginer. Il me reste certes plein de chose à faire comme vendre/donner des trucs, trouver le matériel qui me manque, finir quelques trucs administratif. Sauf que pendant ces cinq mois d'autres envies émergent, d'autant plus que je suis déjà loin, à Helsinki, en Erasmus, que la bouffe française et mes potes me manquent déjà (est-ce que j'ai mis mes potes à la même échelle que la bouffe ? Probable, mais ils me comprendront). Et alors qu'en ce moment ils sont tous plus ou moins occupé par les examens, lorsqu'ils auront fini je m'envolerai pour l'Amérique, une date stratégique car fin mai la haute saison n'aura pas encore commencé, les billets sont donc moins cher.

J'aime voyager, de partir avec pas grand chose, sans but, sans destination, sans temps, date limite. De partir jusqu’à ce que j'en sois lasse. Mais j’ai aussi envie de passer du temps avec ma famille, de faire une partie de cache cache avec mes cousins, de jouer à mario kart avec mon frère, de voir mes amis, faire des raclettes avec mes potes.

Mais comme j’ai beaucoup d’envies, j'ai du mal à choisir, toutes ces personnes avec lesquelles j’aimerais passer du temps, ces endroits où j’aimerais rester un peu plus mais appelée par ces autres endroits que j’aimerais découvrir. Ces choses que j’aimerais faire mais qui nécessitent de pas bouger sans arrêt, ce lapin que j’aimerais adopter.

De nature impatiente j'essaie de me calmer, de faire comprendre à mon moi que je ne peux pas tour faire en même temps, de hiérarchiser mes envies, de les faire les uns après les autres car tout faire en même temps n'est pas possible.

Mais peu importe le choix, j'en priorise l'un pour repousser l'autre, avec une question qui revient : ne sera pas t-il trop tard, est-ce que je ne rate pas une chance ? Peu importe la décision prise je me demanderais toujours ce qu'il se serait passé si j'avais fait un autre choix, un fardeau de trop réfléchir : toujours se demander si on a fait le bon choix.



Interrail mon Bilan




37 jours de voyages, 10 pays parcours, 26 trains pris, 12 villes visitées, 18 auberges de jeunesse, et 3 trajets en avions  plus tard mon voyage Interrail à pris fin. 

Le sziget festival



Dans ces temps froids, emmitouflée dans une grosse écharpe à regarder la neige tombée je repense à cet été. Je suis retombée sur des photos, des vidéos et je dirais que l'un des meilleurs moments de mon été fut le sziget festival.